Sac à dos Nordika

J’ai commencé par coudre des accessoires, des sacs, beaucoup de sacs, pour les autres et quelques uns pour moi tout de même ! Si vous êtes curieux, vous les retrouvez sur l’ancien blog.

J’avais déjà cousu des petits sacs à dos d’enfants mais j’avais très envie de me coudre un « vrai » sac à dos, le genre de cousette que je porte quotidiennement pour aller au collège, qu’on peut emmener en vacances aussi…

Le choix du modèle

J’avais commencé à repérer des modèles type E**tp*k mais j’aimais aussi beaucoup la forme plus rectangulaire des sacs H**rs**l*… Lorsque j’ai vu passer le modèle du Rucksack Nordika de Fredi alias Seemannsgarn, j’ai su que cela correspondait exactement à ce que je cherchais. Regardez plutôt les photos de présentation :

L’article de présentation complet est à lire ici

Avec ses multiples poches, extérieures, intérieures il me semblait idéal. Le modèle est en allemand mais c’est une langue que j’ai su parler (et que je lis toujours bien;-) ) donc ce n’était pas un problème pour moi. Le livret explicatif est très bien illustré et deux vidéos sur la chaîne Youtube de la créatrice détaillent les différentes étapes, cela ne doit donc pas être un frein pour vous si vous ne parlez pas allemand !

J’ai acheté le modèle quasiment à sa sortie mais il m’a fallu du temps pour me décider des fournitures. Après plusieurs jours (semaines 😉 ) de réflexion, je me suis décidée à commander la gabardine bio de chez Amandine Cha. J’aime beaucoup cette marque de tissus bio dont j’ai cousu différents denims et le chambray. Dans le cadre du LTA green seamstresses, il avait été fait appel à différentes couturières testeuses pour réfléchir à des pièces de garde-robe durable dans les tissus bio d’Amandine Cha. Le chapitre 2 comparait le natté et gabardine et j’avais repéré combien le grammage de cette gabardine très épaisse pouvait être sympa pour un sac. (350g/m²). J’ai choisi le coloris éclipse, un bleu foncé très sympa.

J’avais une très belle chute de popeline à lamas #colorpower que j’ai choisie pour la doublure et pour donner un peu de peps à des petits détails extérieurs ce qui réveille un peu la gabardine unie.

La découpe du patron a été assez longue, il y a de nombreuses pièces. Comme il s’agit principalement de rectangles, la créatrice propose les pièces à imprimer ou à tracer. La poche intérieure est cousue dans un tissu filet afin de voir à l’intérieur.

J’avais dans l’idée de broder le devant d’où le tambour à broder et quelques fils sur cette photo tirée de mon fil Instagram.

La couture en étapes

Je suis une adepte de la couture en étapes, plus ou moins longues. J’aimerais avoir de longues journées ou soirées de couture devant moi mais les longues sessions de couture sont incompatibles avec la vie de famille et l’atelier dans le salon 😉 Je me suis habituée à cela et ça ne me dérange pas.

Pour un projet comme celui-ci, la couture en plusieurs étapes me semblait indispensable pour ne pas se lasser. En commençant en juin, je ne pensais tout de même pas le finir en novembre mais c’est pourtant ce qui est arrivé, d’autres projets plus urgents, de saison, le CAP ayant relégué plusieurs fois mon sac dans la pile des en-cours! Bref de la slowcouture comme j’aime qui m’a d’ailleurs permis de mûrir certains petits détails en cours de réalisation!

Voici en images les différentes étapes, ce qui vous permet de voir un peu mieux certains détails 😉

L’intérieur propose d’un côté deux poches dont une est matelassée pour pouvoir accueillir un ordinateur, de l’autre une poche zippée plaquée. J’ai ajouté un petit biais avec un porte-clef cousu dans la couture d’assemblage afin d’avoir mes clefs à portée de main.

La couture de l’extérieur a été assez longue…

Au dos : un matelassage pour plus de confort, les sangles et poignées. Les côtés comportent des poches à soufflets et la couture d’une petite pièce permet d’insérer un élastique.

J’ai choisi des surpiquer avec un point fleuri de ma Pfaff Passport 2.0.

A cette étape, je voulais broder le devant mais je ne trouve pas le temps et n’arrive pas à me décider. Laisser le devant uni me gêne, je pose donc un passepoil maison le long de la poche extérieure pour rappeler les lamas et faire une petite touche de couleurs. Puis j’ai l’idée de broder différents points de nœuds en couleurs pour donner l’illusion de pois.

Le devant étant fini, l’assemblage final sera rapide. Je souhaitais une fermeture éclair bleue mais elle n’est pas de la bonne taille et je veux finir ce projet rapidement, je pose donc une fermeture blanche que je changerai un jour peut-être si j’ai le courage de découdre 😉

Le voilà après plusieurs mois d’utilisation, bien rempli avec la gourde dans l’une des poches latérales élastiquées (détail très pratique!)


Comme vous le devinez, la couture d’un sac à dos est assez longue mais rien n’est vraiment compliqué surtout si on a une machine qui accepte les épaisseurs sans broncher (merci l’IDT, le système de double entraînement de chez Pfaff! )

Et quelle satisfaction de porter au quotidien un sac aussi pratique et dont on a réfléchi les petits détails pour coller à ses envies !

Ça vous tente la couture d’un sac à dos? Vous avez déjà testé? Racontez-moi en commentaire !

Bullet journal : quelques pages en détail…

L’organisation de son bullet journal est très personnelle. Selon vos besoins et l’usage que vous aurez de telle ou telle rubrique, vous aurez envie de leur faire une place plus ou moins importante dans vos pages.

Avant de se lancer,

il peut être intéressant de lister ce que vous voulez dans votre bullet. Pour ma part, à côté des obligatoires tâches et rendez-vous, je souhaitais garder une trace de mes envies créatives, mes objectifs personnels (type sport, lectures…) pour gagner en efficacité mais aussi en équilibrant les choses pénibles avec celles qui font du bien.

J’ai pu tester des trackers, c’est à dire des petits outils pour observer certaines choses au quotidien (par exemple la qualité de son sommeil, le nombre de séances de couture…) mais je ne me tenais pas à ce genre d’outils et je les ai abandonnés.

Je vous montre dans cet article l’évolution des mise en pages pour les deux principales rubriques de planification que j’utilise : les pages mensuelles et les pages hebdomadaires.

Pages mensuelles ou monthly log

On voit avec ces pages mensuelles qu’il m’a fallu différents essais pour trouver une matrice de base qui me convienne avec comme éléments principaux :

  • un petit calendrier pour avoir une vue rapide du mois
  • des listes de tâches, d’envies
  • des espaces pour choisir un mantra du mois 🙂 #lesjolismotsquifontdubien
  • J’ai abandonné les trackers mais ajouté une rubrique « à venir »pour noter des informations, rdv du mois suivant.

Plus ou moins décorées selon les mois, plus ou moins remplies aussi… Parfois on se fixe un temps pour les pages mensuelles, parfois on est tout de suite sur une planification hebdomadaire car à court de temps !

Pages hebdomadaires ou weekly log

J’ai tâtonné un peu plus pour la matrice de mes pages hebdomadaires et cette matrice change régulièrement. Là encore certains éléments sont indispensables et ils sont disposés différemment selon le temps dont je vais disposer pour la préparer.

Certains admirent peut-être mon marque-page 😉 C’est une œuvre de street art de Julieta XLF photographiée dans une rue de Perpignan il y a quelques années…

On retrouve les envies et les tâches, le mantra de la semaine et un découpage en journées pour noter de façon plus détaillée les rdv, évènements, menus et autres impératifs. Certaines informations en couleur auront une thématique commune (planning de Monsieur, des enfants par exemple)

L’idée est ensuite de revenir régulièrement, idéalement chaque jour dans sont bullet pour faire le point des choses qui avancent comme on le fait dans un agenda classique mais aussi ne pas oublier les priorités fixées, ses tâches et obligations mais aussi (et surtout!) ses envies pour ne pas perdre de vue qu’une semaine réussie est un équilibre entre les contraintes extérieures et ce que l’on veut pour soi!

Collections

Comme je le disais dans mon article de présentation du bullet journal, les pages de collections sont des pages thématiques. Dédiées à l’organisation d’événements spécifiques (une fête d’anniversaire), ses lectures, ses voyages ou d’autres domaines qui nous sont importants.

De mon côté, les activités créatives reviennent dans de nombreuses pages collections. Ces pages m’aident à structurer mes envies, celles qui verront le jour et celles qui seront abandonnées. Planifier dans ce domaine permet de ne pas s’éparpiller. Ce ne sont plus des idées épinglées sur Pinterest mais des projets choisis et réfléchis.


J’espère vous avoir montré avec ces quelques exemples de pages ce que l’on peut faire du bullet journal, comment il peut servir au quotidien pour planifier mais aussi prioriser et gagner en efficacité et sérénité.

C’est un outil que vous avez déjà? Racontez nous ce qu’il a changé pour vous?

C’est un outil qui vous tente? Que vous manque-t-il pour vous lancer?

Tutoriel couture débutant : je couds un cache-pot en toile enduite

Dans l’association du Café couture niortais ou dans mon entourage, j’ai pu suivre et même accompagner les premiers pas en couture de différentes personnes. Je vais vous proposer sur ce blog et dans les ateliers créatifs nomades à Niort différents projets accessibles selon son niveau…

Je vous propose aujourd’hui un tutoriel pour coudre un cache-pot à vos plantes. Il s’adresse aux débutants.

Selon le tissu utilisé, vous n’aurez pas le même rendu. Je vous conseille de la toile enduite qui a l’avantage d’être assez souple et de pouvoir se laver facilement. Si coudre de la toile enduite vous fait peur, testez avec une chute et si votre machine est récalcitrante, mettez entre votre pied de biche et le tissu, un morceau de papier sulfurisé. Après la couture, vous déchirerez ce papier et on ne verra plus rien. Un pied téflon peut être un bon achat si vous souhaitez coudre souvent de la toile enduite, cirée, du similicuir…

En version mini ou plus grande, le tutoriel vous permet de calculer selon le diamètre de votre pot. Si le cache-pot semble très souple, il tient ensuite très bien autour des pots grâce à une surpiqûre de la base du cube.

Un petit clic ci-dessous et vous accédez au tutoriel.


J’espère que mon tutoriel vous sera utile! et que vous allez vous coudre de jolis cache-pots ! Si des questions subsistent, n’hésitez pas à écrire un petit mail!

Et bien sûr revenez me montrer vos jolies cousettes ou identifiez vos cousettes sur Instagram avec le #jecoudsavecpiqueetpiqueandco

Bullet journal : présentation de cet outil d’organisation

Chaque dimanche du mois de janvier, j’ai présenté sur Instagram les principales caractéristiques d’un outil d’organisation que j’ai adopté il y a plusieurs années : le BULLET JOURNAL.

Le bullet journal a été inventé par Ryder Caroll. Sur le site qu’il dédie à cette méthode d’organisation, vous avez d’ailleurs une présentation vidéo de cet outil et ses principales rubriques et caractéristiques. Dans cette vidéo, vous pouvez voir la version très épurée de cet outil imaginée par le concepteur.

L’idée de cet outil est de prendre un carnet vide et de le préparer selon ses besoins. Ce qui m’a surtout attirée, ce sont les nombreuses versions créatives et colorées . Avant j’avais des listes sur des bouts de papier, maintenant j’ai mon bullet 😉

Et j’ai un rituel pour planifier le mois à venir à la fin du mois, la semaine à venir chaque dimanche. J’aime ajouter une intention aux jours à venir en choisissant un joli mantra… Toute une promesse cet outil 🙂

Bref, je vous explique tout ça dans cet article!

Un outil pour mieux organiser sa vie et son esprit

La principale particularité du BULLET JOURNAL est de proposer de planifier ses tâches et événements dans une organisation à plus ou moins long terme (future log ou planning à 6 mois, monthly log ou page mensuelle, weekly log ou page hebdomadaire et daily log ou page quotidienne).

Au début du carnet, une page Index permet de noter les pages de ses rubriques (sommaire). Des pages thématiques, appelées collections permettent de garder une trace de certaines informations sur des sujets qui vous intéressent.

Le terme Bullet journal vient des « bullets » qui sont des points, cases ou ronds à cocher selon l’information (tâche, note, rdv).

Voici ce que j’ai gardé après plusieurs années d’utilisation de la méthode :

  • une organisation temporelle de base avec une double-page biannuelle pour une projection à moyen terme, des double-pages mensuelles construites au fur et à mesure et des double-pages hebdomadaires.
  • des pages thématiques pour l’organisation d’événements comme un anniversaire, une fête, pour collecter les idées créatives, pour garder une trace de mes lectures ou films, pour préparer les vacances…

Voici une petite vidéo où je montrais différentes pages et mon évolution dans la prise en main de cet outil!

Matériel pour un bullet journal efficace…

Le matériel est on ne peut plus simple : un cahier, un stylo et une règle. Selon votre degré de créativité, vous aurez envie de faire de jolies pages mais le bullet journal n’est pas au départ fait pour cela 😉

Le carnet que j’ai est super c’est un Leuchtturm 1917 aux pages pointillées pour tracer sans règle et au papier qui permet d’utiliser un feutre à encre sans que cela ne traverse. La taille 145 x210 mm est parfaite mais d’autres marques font de très jolis carnets de cette taille aussi… Bref c’est à vous de choisir le cahier qui vous semblera le plus pratique.

… et joli

Si vous voulez embellir votre carnet, tracer vous même vos traits, faire un peu de doodling créatif, il vous faudra des feutres assez fins, des crayons de couleur, du masking tape et tout ce qui laissera votre créativité s’exprimer (papiers, peinture, tampons…) De mon côté, j’apprécie les feutres fins à encre Fineliner de chez Staedtler, les feutres à double pointes (les meilleurs sont les Tombow mais on en trouve aussi en solderie…)


Vous avez envie de vous lancer ? Vous avez déjà un bullet? Dites-moi tout en commentaire!

Je vous ai montré quelques pages dans cet article mais je vous en présenterai d’autres en détails dans un prochain article…

A suivre …

Tutoriel couture intermédiaire : je couds un lunch bag

Sur mon ancien blog j’ai proposé différents tutoriels de couture d’accessoires. Je vais en intégrer certains sur ce blog et en créer d’autres …

Je commence aujourd’hui par :

Le lunch bag isotherme

J’ai cousu ce lunch bag pour une de mes anciennes collègues avec qui je partageais mes pauses déjeuner il y a quelques années puis il m’a été commandé par une autre collègue, je l’ai fait gagner à Marlène, une amie d’amie 😉 Téléchargé de nombreuses fois, ce tutoriel de sac à pique nique a sans doute encore de beaux jours devant lui, je crois!

Il pourrait même être l’objet d’un des ateliers créatifs nomades proposés bientôt à Niort…

En toile enduite flowerpower je trouve que ce lunch bag est trop chouette. Mais la version en toile cirée « Elmer » était belle aussi, non?

Sur cette version, j’ai cousu les sangles plus haut. A vous de voir ce que vous préférez, l’important est de les coudre avec une couture en croix pour que cela soit bien solide!

Les dimensions sont pensées pour une boîte en verre (ou un tup;-) ), un dessert, les couverts… Je vous propose une version isotherme en intégrant une triplure en multicouche isotherme.

Le tutoriel

Il ne s’adresse pas à de grands débutants car vous allez devoir poser une fermeture éclair, des sangles, une doublure mais avec un peu de patience et d’application vous aussi vous aurez un joli lunch bag isotherme 😉

Pour vous faciliter la vie, j’avais pris des photos des principales étapes!

Un petit clic ici et le tutoriel est accessible gratuitement.

Stocké sur dropbox, n’hésitez pas à me dire si vous avez un problème de téléchargement!


Et vous qu’en pensez-vous? Vous avez envie de le coudre? Dites moi tout en commentaire !

J’espère que mon tutoriel vous sera utile! et que vous allez vous coudre de jolis lunch bags ! Si des questions subsistent, n’hésitez pas à écrire un petit mail!

Et bien sûr revenez me montrer vos jolies cousettes ou identifiez vos cousettes sur Instagram avec le #jecoudsavecpiqueetpiqueandco 😉

Dans mon atelier…

Ou plutôt mon coin couture dans ma salle-à-manger! Eh oui notre maison n’a pas de pièce dédiée à ma passion et depuis 10 ans que cela dure, je m’y suis faite!

Je profite de l’avoir rangé récemment pour vous faire une petite visite commentée de cet espace qui même s’il est petit n’en reste pas moins pratique !

Mon organisation dans l’espace

Depuis longtemps, j’ai installé un petit bureau dans ce coin de la salle à manger pour y stocker machines, en-cours et matériel. Lorsque je couds, j’investis la table de la salle à manger (et oblige toute la famille à se retrancher dans la cuisine ! )

Il y a un an, ce petit coin a été repensé, réorganisé et embelli aussi avec un tabouret #colorpower recouvert en coton Petit Pan, un panneau de bois fabriqué sur mesure par Monsieur pour aller sur notre buffet afin d’avoir mon matériel de traçage, de découpe et mes bobines à disposition.

Le mannequin est purement décoratif mais j’aime y installer les hauts en cours pour épingler. La petite table à repasser n’est pas loin, les tables d’extension aussi. Sous le bureau un sac d’en-cours et mon sac de transport de machine cousue par ma copine Carine !

Pas très loin de ce coin, dans la même pièce, je cache mes coupons et mon bazar de chutes (et j’en ai aussi un placard entier dans le garage avec les vêtements chinés à surcycler, les molletons et autres toiles spécifiques…)

Rangements et autres astuces…

Au dessus du bureau, j’ai sur une étagère toutes les fournitures qu’on ne sait pas où stocker! Biais et galons sont dans des pots de confiture vissés, fermetures, sangles, élastiques, boucles métalliques et boutons sont dans des bocaux au dessus. Vous apercevez ma trousse de brodeuse.

Je stocke mes coupons de tissus dans un placard attenant. Pliés autour de cartons ou roulés selon qu’ils sont tissés ou tricotés. Mes chutes sont dans des bacs dans le buffet mais ça ne me satisfait pas vraiment car j’amoncelle beaucoup!

Les patrons sont stockés sur le buffet dans de jolies pochettes bricolées dans les intercalaires Flow selon un tutoriel de Maëllig du blog Nos jolies escapades. Ma petite collection de livres de couture a trouvé sa place près des coupons chaine et trame.

Mes machines

Je vous ai raconté avoir changé de machine à coudre depuis mes débuts. Je couds depuis plus de 5 ans avec une Passport 2.0 de chez Pfaff. Le double entraînement proposé sur les machines de cette marque m’a changé la vie pour coudre du cuir, de la toile enduite et les épaisseurs! Si vous avez la même machine et envie de mieux la prendre en main je vous signale un cours accessible gratuitement sur la plateforme Artesane animée par la très pédagogue Christelle Beynetout.

J’avais acheté la surjeteuse de chez Lidl la e-element 1450 OL pour me lancer dans la couture du tissu stretch et convaincue j’ai décidé de m’offrir un matériel plus performant. J’ai très récemment acquis un combiné surjeteuse/recouvreuse de chez Pfaff également la Coverlock 3.0. Elle promet de belles cousettes et je vais avoir besoin de temps pour la prendre en main!


La visite commentée de mon coin couture est terminée!

Vous avez peut-être remarqué que les petits mots positifs, jolis motifs plein de bonnes ondes sont très présents dans ce petit coin 😉

Vraie pièce, coin couture, racontez-moi en commentaire comment ça se passe chez vous?

Surcyclage : rien ne se perd, tout se transforme!

Le surcyclage c’est la traduction du concept d’upcycling qui peut permettre d’accorder ses valeurs écologiques à son envie de créer.

L’idée est d’utiliser une pièce déjà cousue pour la transformer en un nouvel objet, pour ce qui nous intéresse ici en un nouveau vêtement!

La question des tissus…

Alors que je progressais dans la couture d’une garde-robe homemade et responsable, je me suis vite rendue compte que l’utilisation de certaines matières premières pouvaient poser un problème éthique. Je ne suis pas spécialiste mais à l’époque j’ai lu différents articles sur l’impact écologique des différentes matières textiles sur les sites de deux productrices de tissus bio que je vous invite à lire aussi si vous souhaitez en savoir plus :

Il y a de plus en plus de fournisseurs de tissus bio comme Fil Etik (mon chouchou) qui proposent différentes marques, différentes qualités, indiquent la traçabilité des tissus. Le monde du tissu évolue et cela est positif!

Pour une empreinte écologique réduite…

Mais si on y réfléchit, ce qui est vraiment écologique et à empreinte carbone complètement neutre, c’est de réutiliser une matière première déjà produite, qui a déjà servi.

J’avais déjà l’habitude d’acheter de seconde main pour les enfants, pour nous, pour la maison mais c’est devenu un jeu de chercher le vêtement dans lequel je pourrais coudre autre chose, de chiner une jupe grande taille pour y caser un short comme j’expliquais dans le dernier article de mon ancien blog.

Les fournisseurs de ces « vieux » vêtements sont divers : les friperies Emmaüs comme Trio ici à Niort, les dépôts-vente, mon préféré ici étant Ma bull’de l’occaz mais on pourrait également imaginer chiner sur Vinted. Ma préférence étant toujours de faire travailler les commerces et associations locales même de l’économie circulaire (mais ça c’est encore un autre engagement ;-)!)

Je reviens aujourd’hui sur deux projets cousus ces derniers mois qui illustrent bien le fait que l’on peut faire du beau avec du vieux!

Une blouse Trésor à partir de deux taies d’oreiller

Comme je l’expliquais sur Instagram (d’où mes photos avec commentaires intégrés 😉 ) je suis partie de deux taies d’oreiller XL en satin de coton tout doux.

J’avais pour projet une robe Trésor de Super Bison et comme j’ai l’avantage d’être petite elle passait dans les taies d’oreiller !

Ce que je n’avais pas prévu c’est que les plis des taies achetées il y a plusieurs années et stockées depuis un changement de canapé étaient marqués et sur la robe cela se voyait beaucoup trop. Par ailleurs, Monsieur (premier critique de mes cousettes!), n’était pas fan de la longueur, de l’amplitude du haut et des mancherons

Après réflexion j’ai décidé de la couper et d’ajuster pièces du haut et mancherons et c’est devenu cette jolie petite blouse portée lors d’un événement très spécial! (;-) )

Blouse Trésor de Super Bison surcyclée à partir de taies d’oreiller

Un sweat à partir de deux sweats chinés

Ce projet a démarré par l’achat de deux pulls, l’un masculin en grande taille et l’autre qui aurait pu m’aller si la coupe m’avait convenu!

Le sweat Maëlle du livre Coudre le stretch de Marie Poisson est un sweat raglan déjà cousu qui m’a semblé idéal pour ce nouveau surcyclage…

Il a fallu ruser pour être sûre de caser toutes les pièces. J’ai rajouté la bande d’encolure découpée dans un bord-côte du stock. Du pull aubergine, je n’ai prélévé que les manches et sur l’autre les pièces devant, dos et les bracelets de manche et de taille.

Sweat Maëlle de Marie Poisson (Coudre le stretch)

Un petit coup de surjeteuse plus tard, une jolie finition d’encolure selon le tutoriel de Mgg++, voici un nouveau sweat un peu court mais tout confort et flowerpower comme j’aime!


Lorsque j’ai commencé à réfléchir aux ateliers créatifs nomades que je vais proposer dans différents lieux de Niort, il m’est apparu indispensable de promouvoir le surcyclage et d’animer des ateliers autour de cette thématique qui m’est chère.

Ça vous tenterait de vous lancer dans un projet couture surcyclage? Pensez-vous à un vêtement que vous aimeriez recycler? Dites-moi tout en commentaire!


Et si vous souhaitez vous lancer seul.e dans un projet, je vous conseille cet article de Laurie du blog Un trésor dans mon placard qui vous donne plein de conseils pour débuter en couture upcycling.

Il y a 12 ans…

… je commençais l’aventure d’un blog! Au départ pour partager des lectures comme sur les blogs que je lisais en tant que professeur-documentaliste puis maman lectrice puis très vite j’ai utilisé cet espace pour partager mes découvertes et réalisations en tricot, bricolage de bijoux puis couture!

Il y a presque 10 ans, amis et familles m’ont offert une machine à coudre et ça a été LA révélation!

C’est drôle de penser à cette époque et de revoir ces premières réalisations.

Très vite j’ai aimé coudre et offrir des accessoires colorés, joyeux! Travailler des matières comme le cuir, le tissu enduit n’était pas toujours facile et ma première machine a montré ses limites.

Sélection de quelques anciens projets à découvrir plus en détail sur mon ancien blog

J’ai alors changé et choisi la machine à coudre que j’ai toujours actuellement une Passport 2.0 de chez Pfaff qui grâce au système de double entraînement passe les épaisseurs sans problème et m’a accompagnée dans la découverte de la couture de vêtements pour enfants puis pour adultes.

Je n’ai pas appris seule… Inscrite dans un atelier couture loisirs puis dans un cours pour tracer son patron de base, j’ai appris par léchange et la mutualisation avec des copines de couture devenues des amies ! Ensemble nous avons connu les échecs des premiers vêtements importables mais aussi les succès de jolies pièces cousues au quotidien pour une garde-robe homemade et durable 🙂

Mes valeurs écologiques m’ont poussée à utiliser des fournitures GOTS (Global Organic Textile Standard : un des labels pour les tissus écologiques) respectueuses de l’environnement, à réfléchir à la provenance des tissus, à la réutilisation de vêtements dans une démarche de upcycling.

Si cette démarche vous intéresse, j’avais écrit un article sur mon ancien blog…

A découvrir ici.

Il y a deux ans, forte de plusieurs années d’expérience, j’ai rencontré une couturière expérimentée avec laquelle nous avons monté le Café couture Niortais, association de couture loisirs qui me permet de transmettre ce que je sais et de créer des moments conviviaux autour de la couture (enfin avant la crise sanitaire!)

Assez naturellement, j’ai eu envie de me fixer un nouveau défi et pendant l’année scolaire 2019-2020, j’ai décidé de préparer le CAP Métiers de la Mode et vêtement flou. Cette année de préparation en candidate libre a été intense et très enrichissante. Je n’y serais jamais arrivée sans le très bon livre « Passez votre CAP couture avec Artesane » de Christine Charles des Ateliers Rêve à soie et sans les échanges et la mutualisation avec d’autres candidates et notamment Anne-Laure, couturière de l’association qui se lançait dans la même aventure! Elle s’est clôturée par l’obtention de ce diplôme dont je suis très fière!

Depuis octobre, je laisse grandir en moi l’envie de lancer mes ateliers créatifs. Il y a quelques semaines j’ai suivi la formation « Organiser des ateliers créatifs » proposée par les entrepreneuses créatives qui m’a permis de prendre le temps d’y réfléchir, d’échanger avec d’autres, de travailler réellement sur le projet et donné la dernière impulsion pour oser me lancer enfin!

Et voilà, nouvelles envies, nouveaux projets, Pique et Pique and co devient une micro-entreprise pour transmettre lors d’ateliers créatifs dans différents lieux niortais. Le contexte n’y est pas encore favorable mais j’ai beaucoup d’idées, j’ai fait de belles rencontres, j’ai eu de chouettes retours qui me laissent espérer que les ateliers se mettront en place dans le courant de l’année.

Ce nouveau site ouvre cette nouvelle page et j’espère venir raconter cela ici régulièrement pour vous donner envie de créer et de vous amuser avec votre créativité…

A très vite !

Qui suis-je?

Mathilde, passionnée de couture depuis 10 ans, diplômée du CAP MMVF en 2020. Par ailleurs très sensible à la protection de l’environnement, je mets l’écologie au cœur de ma démarche créative.
Je transmets ma passion dans le cadre associatif et sur différents réseaux sociaux et très prochainement je vous proposerai des ateliers créatifs à Niort dans différents lieux…

Initiation au bullet journal, ateliers couture, upcycling seront les fils conducteurs de ces ateliers…